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L’origine de la langue japonaise et de ces différentes formes d’écriture

mont fuji au japon

🎌 La naissance du japonais

Introduction

Le japonais est une langue magnifique pas vrai ? Et bien plus de 120 millions de personnes parlent japonais ! 120 millions !! C’est énorme 😲

Ce qui fait du japonais, le 11ème langage nippon le plus parlé au monde ! Par exemple la langue est pratiquée au Brésil et au Pérou, où d’importantes communautés parlant cette langue sont implantées, comme à Lima et à Sao Paulo.

Le japonais se dit 日本語 -> Nihongo : 日本 (nihon) signifiant le japon et (go) la langue. Toutefois les japonais utilisent le mot 国語 (kokugo) qui signifie « langue du pays » pour faire référence à leur propre langue.

Son vocabulaire s’est énormément enrichi au fils du temps à travers différents emprunts dans d’autres langues comme le chinois et l’anglais.

La langue japonaise détient aussi certaines ressemblances avec le coréen.

-> Note : Le japonais ne ressemble en aucune façon à la langue chinoise mais présente de nombreux vocables issus de celle-ci.

« Comme beaucoup de langues, le japonais a d’abord été transmis oralement. Il faut attendre le 4e siècle ap J-C, pour que l’écriture japonaise soit enfin écrite. » Nous dit superprof

Ce qu’il faut savoir c’est que les différents peuples japonais n’avaient donc pas d’écriture jusqu’au ive siècle et celle-ci a été rendu possible par les moines bouddhistes chinois.

Pendant la période Yamato, on raconte que les 1er documents japonais avaient été écrits à la cour impérial par des émissaires bilingues chinois ou coréen.

Il faudra attendre l’époque de Nara (710-784) pour que les japonais utilisent les caractères chinois (kanji). La prononciation japonaise étant donc associée aux caractères chinois, empruntant le son du caractère chinois mais en enlevant sa signification : c’est la création du caractère Manyôgana.

l'origine de la langue japonaise

Les japonais vont ensuite simplifier les kanji utilisés pour créer les manyôgana, ce qui créera deux formes de kana : Les hiragana et les Katakana.

Les hiragana étant une forme cursive des manyôgana et les katakana sont issus d’éléments extraits des manyôgana.

Au total, la langue japonaise comprend donc 4 formes d’écritures : Les kanji, les hiragana, les katakana et le rômaji.


✒️ Les différentes formes d’écriture japonaises

 Les Hiragana et katakana sont les deux syllabaires de la langue japonaise. Accompagné des kanji et rômaji, ils forment à eux quatre les 4 formes d’écriture principales du Japonais.

Les hiragana

Les hiragana (平仮名ひらがな, littéralement kana lisse) permettent de transcrire la langue japonaise sans ambiguïté. Comme dit en introduction, les hiragana ont été formés par abréviation cursive des kanji utilisés pour créer les manyôgana.

Les hiragana ont été érigés durant la 1ère moitie du Xème siècle et c’est grâce aux hiragana que les romans, le journal, l’essai ont pu voir le jour.

Les hiragana permettent d’écrire :

– Les mots japonais tels que les suffixes, particules grammaticales

Les mots japonais dont l’écriture en kanji est soit inconnu, soit trop rare pour être connu par la majorité des japonais (ce qui est à peu près la même chose). On les appellera les Furigana : placés au dessus des kanji pour indiquer la prononciation.

Les morphèmes grammaticaux (comme dans 食べました (tabemashita))

Les hiragana consistent en un ensemble de caractère appelé les gojûon (五十音) littéralement les 50 sons (même s’il n’en existe que 46). (Partie grisée) (Ajoutant à cela d’autres combinaisons cf cours d’hiragana)

tableau pour apprendre les hiragana japonais

Note : Il existait autrefois les hiragana « wi » et « we » mais qui ne sont plus utilisés de nos jours.

l'origine des hiragana japonais

Les hiragana (et katakana) ont donc été formés par abréviation de kanji homophones comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous. Ainsi, chaque hiragana (et katakana) dérivent d’un kanji commençant par le son qu’ils expriment.

Exemple : l’hiragana あ (a) provient d’une simplification du kanji 安 (an) qui signifie paix.

tableau hiragana origine japonais

Source : Wikipédia

Leurs formes et usages actuels ont été codifiés en 1900 et réglementées en 1946.

Les furigana (cités précedemment), sont quand à eux utilisés dans ces cas-là :

– Dans les mangas

– Livres scolaires

– Ouvrages pédagogique pour les étrangers

– Quand un kanji ne fait pas partie des 2 100 kanji courants (environ 2 100 hein)

– Dans les carnets d’adresses (les noms propres japonais ne sont pas toujours directement prononçables)

Exemple dans un manga (Blue exorcist/青の祓魔師) :

kanji hiragana japonais

Les katakana

Les katakana comme les hiragana sont des signes correspondant à des syllabes, (片仮名 カタカナlittéralement « kana fragmentés »). Composés de 46 caractères comme les hiragana ils sont principalement utilisés pour transcrire les mots étrangers (appelés 外来語 gairaigo), les noms propres, les onomatopées

tableau des katakana japonais l'un des deux syllabaires

Note : Tout comme les hiragana, les katakana « wi » et « we » ne sont de nos jours, plus utilisés.

Ils ont été crées par isolement d’une partie d’un kanji homophone (cf. tableau ci-dessous), tout comme les hiragana ce sont des formes simplifiées de kanji. Rendant l’écriture du japonais accessible à tous ceux qui ne connaissaient pas l’écriture chinoise.

tableau katakana origine japonais
Source : Wikipédia

Les katakana permettent également d’adoucir le sens d’un mot.

Par exemple ダメ (dame), qui signifie « cela ne convient pas » / « ce n’est pas possible » dans des termes assez offensifs, écrit en katakana permet d’adoucir le terme et le rendre moins brutal.

C’est également un moyen de mettre en valeur certains mots, comme l’italique chez nous.

Kanji

Les kanji sont des caractères chinois, dont la fonction est de transcrire une partie de la langue japonaise en associant à chaque caractère un sens et une prononciation.

Le mot 漢字 (kanji) quant à lui vient du japonais. Il s’agit d’un mot composé des caractèresじ (ji signifiant mot, caractère) et かん (kan signifiant le clan han chinois), signifiant donc littéralement des « caractères chinois » ou « sinogrammes ».

Il y a au total 2 136 kanjis au japon (常用漢字Jôyô kanji officiels), mais pas de panique avec 200-300 kanji en poche tu peux te débrouiller dans la vie de tous les jours au japon.

Evidemment, il va falloir en plus des kanji, connaître le vocabulaire qui va avec !

Pour lire un kanji, on va différencier la prononciation japonaise appelée kun’yomi écrite en hiragana et la prononciation chinoise appelée on’yomi écrite en katakana.

Exemple : 祭り(まつり) se lis en prononciation japonaise : « matsu.ri » et en prononciation chinoise : « sai »

Exemple de mots utilisant les deux prononciations : 祭り (matsuri : festival) et 大学祭 (daigakusai : festival d’université)

kanji festival japonais
なつまつり (natsu matsuri : festival d’été)

-> Il arrive également que les japonais eux-mêmes puissent comprendre un kanji sans pouvoir le lire.

Note : Historiquement le livre le plus connu en langue japonaise est le Kojiki qui était alors écrit en caractères chinois.

Rômaji

Le terme rômaji(ローマ字) est utilisé dans la langue japonaise pour désigner les caractères de l’alphabet latin. Celui-ci s’ajoute donc aux  3 autres formes d’écritures vues précédemment.

Les rômaji dans la langue japonaise

C’est l’américain James Curtis qui proposera un système de transcription basé sur la phonétique que l’on appelle aujourd’hui la méthode « Hepburn » (ヘボン式Hebon shiki en japonais).

Après  le succès de cette méthode auprès des étrangers, s’en suit deux autres méthodes cette fois-ci créée par les japonais : La méthode « 日本式Nippon shiki » et la méthode « 訓令式Kunrei shiki ».

-> Note : Bien que la méthode 訓令式kunrei shiki soit la méthode  institutionnellement officielle, la méthode Hepburn reste la méthode la plus utilisée dans le monde.

Les rômaji servant notamment à :

– Saisir des textes en japonais à partir d’un clavier latin

– Transcrire des noms japonais pour les occidentaux

– Lorsque les caractères traditionnels ne sont pas disponibles (email, site web)

– En algèbre

Premier livre avec les rômaji japonais

En fonction de la méthode utilisée, la transcription des kana peut varier.

Exemple : On va prendre le kana « shi » (し/シ)

Méthode Kunrei : « si »

Méthode Nihon shiki : « si »

Méthode Hepburn : « shi »

Et cette différence se voit également dans l’allongement des voyelles  (voir cours sur les hiragana) transcrites en français à l’aide de macron diacritique (quel mot compliqué):

Exemple avec おう :

Méthode Kunrei : On l’écrira « ô »

Méthode Nihon shiki : On l’écrira soit « ô », « ou » ou « ō »

Méthode Hepburn : On l’écrira  « ô » ou  « o »

Toutes les transcriptions sont correctes et compréhensibles par la plupart des français apprenant la langue.

Dans mes cours, tu verras énormément de transcriptions utilisant la méthode kunrei (avec des ô) mais également la méthode Hepburn (avec les « shi », « chu ») pour transcrire au mieux les sons et avoir une bonne prononciation, qui avec certaines méthodes peut porter à confusion.


✍️ Le sens d’écriture

La complexité

Quand tu commenceras à apprendre le japonais, tu te rendras compte qu’il n’y pas d’espace, qu’il y a un sens d’écriture pour tous les kana et kanji, et que l’on écrit de droite à gauche et de haut en bas.

-> Le fait d’écrire de droite à gauche et de haut en bas est appelé : Tategaki

-> Mais de nos jours, on trouve de plus en plus de livres japonais écrit au format Yokogaki, c’est-à-dire de gauche à droite et de haut en bas comme en français.

Pour les kanji c’est une autre histoire, en effet, savoir écrire correctement les kanji est un art à part entière. Il existe certaines règles à respecter :

– De haut en bas

– L’extérieur avant l’intérieur

– De gauche à droite

Et bien d’autres…

Autres points à souligner dans la langue japonaise est que :

-> La construction de la langue évite les pronoms  personnels et les verbes se situent généralement en fin de proposition.

-> Il n’y pas de réelle conjugaison comme on l’entend en français, mais des déclinaisons liées aux structures temporelles et niveaux de langues.

-> Le japonais répond à des critères de politesses très précis (l’âge, le sexe, le groupe social etc.) ce qui modifie la forme des mots et leurs déclinaisons (sonkeigo, kenjôgo, teineigo).

-> Sans les particules qui articulent les différents éléments d’une phrase, le japonais n’existerait pas.


👉 Pour finir

On pourrait y passer des heures sur l’histoire du japon, de ses formes d’écriture… mais toutes les bonnes ont une fin !

La langue japonaise telle qu’elle est parlée aujourd’hui s’installe durant l’ère Edo (1603-1868) et durant l’ère Eiji de nombreux mots occidentaux entrent dans le vocabulaire japonais. Et c’est en 1903 que le 1er manuel scolaire (école primaire) voit le jour.

La langue japonaise est une langue dont la prononciation est facile à maîtriser car 90% des sons se retrouvent dans la langue française, contre seulement 30% à l’inverse (donc plus difficile pour un japonais d’apprendre le français) !

Maintenant que tu en connais plus sur l’histoire du japonais, et des formes d’écritures tu as peut-être envie d’apprendre cette langue magnifique qu’est le japonais 😏! Et pour ça tu as à ta disposition des cours sur big japan comme la prononciation des hiragana et katakana, leur écriture, du vocabulaire, de la grammaire, de tout (fait avec mes petites mains) !😉

Je serais très heureuse de t’accompagner dans ton apprentissage 🥰! Donc si tu as la moindre question en lien avec la langue, ou des questions de cours, envoies moi un email via la rubrique contact, ou tu peux aussi me contacter sur instagram !

Sur ce je te dis à très vite, et prends soin de toi !

Sakura japonais

一緒に頑張ろう!(isshoni ganbarô)

Tchuusss

Auréa🐱

Références utilisées : Wikipédia ; Kanpai.fr ; Lesupersprofs.fr ; Apprendrelejaponais.net



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